d f. Marivaux. 95lui disoit ; il e'pioit seulement ce qu’onvouloir dire, &. y rrouvoic souventOne finesse dont ceux même qui luiparloient ne se doutoient pas. Aussitoutes les So.iétés lui étoient-elles àpeu près égales, parce qu’il savoir entirer le même avantage pour sonamusement ; les gens d’esprit le met-toient en action, dk lui faisoient pren-dre librement tout son essor. Se trou-voit-il avec des sots ? il faisoit effortpour les faire accoucher , ( comme ledisoit Socrate ), & ne s’appercevantPas qu’il leur prêtoit son esprit , il^ur savoir gré de ses pensées , com-tRe íì elles eussent été les leurs ; aussitiy avoir-il proprement pour lui niSens d’esprit , ni sots. On prétendttiême que s’il avoir été tenté d’accor-der quelque préférence, les sots au-r oient pu avoir cet honneur, parcetpie la conversation avec eux lui ayantrouté davantage, il en sortoit plus con-tent de lui, &. par conséquent d eux.^eut-être aussi étoit-il coupable deterre préférence par un autre motifP'us puissant & plus secret; les sots,tr op flattés d être comptés par lui pourQuelque chose, lui prodiguoient des
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