IfS E L O G F.
Marivaux, donnant, pour a’nfi dire,toujours la même Comédie fous dis-se re n s titres, n’ait pas été plus mal-heureux íurlaScene car nous devonsdire à son honneur, que presque toutesles Pieces qu’il a faites dans ce genremétaphysique, sont restées au '1 héatreItalien, & un assez grand nombre anI héatre François. Plus d’un Auteurs’est répété moins souvent & avecmoins de succès & de bonheur. J’‘ tlguette' , disoit-il , qu’on nous permettede le faire parler encore un moment,j ai guetté dans le cœur humain toutesles niches différentes où peut se cachesC amour lorjquil craint de se montrer,,& chacune de mes Comédies a pourobjet de le faire sortir d'une de J L ’ Sniches. íl faut avouer qu’on ne sçauroitl’en faire sortir avec plus d’esprit &d'adresse; mais il faut convenir aufl* 1que ce genre d’esprit & d’adresse n’eftpas celui qu’il faut au Théâtre , sur-tout quand c’est le genre unique del’Auteur &. le pivot continuel de toute»ses Comédies. M. de Marivaux & ltaux Spectateurs &. aux Lecteurs mê-mes un honneur qu’ils ne mérites 11pas, en leur supposant à tous le gens e