ï66 Eloge
gnie fussent ouvertes à I’Áuteur deMarianne & d 'Annibal, dans le tempsqu’elles étoient fermées à celui de A*Henriade & de Zaïre. On avoir très-grande raison de se récrier contre cettepréférence incompréhensible ; il écoiten effet bien étrange de n’avoir pasmis encore le plus célébré Ecrivainde nos jours à une place où le Pubhcs’étonnoit depuis trente ans de ne I epas voir, & nos prédécesseurs ont tropfait durer ce scandale , que nous o®sçaurions trop avouer & trop réparer-Mais on avoir tort (bailleurs de repro-cher amèrement à l’Académie le choixqu’elle venoit de faire. Si Pline & L*j'cain eussent vécus du temps de Cic^'ron Sl de Virgile, & qu’il y eût eu dar 5Rome une Académie, croit-on qu’ileu 1été juíle d’y refuser à Lucain & à Ph 1 ^une place au dessous de l’Orateur fydu Poète Latin ? Le Porromini, qui agâté , du moins pour un temps, 1 fychitecture moderne, mais qui l’a gàf^avec esprit & même avec talent, 3 ‘ rroit il pu être exclus , fans injusti ce ’d une Académie d’Architecture ? ^ ‘de Marivaux est , si l’on veut, le P° r _romini de la Littérature modérs '