DE NEUTON.
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Marche, éclaire les nuits ; tes bornes font prescri-tes.
Terre change de forme, & que la pesanteur,
En abaissant le Pôle, éleve l’Equateur.
Pôle immobile aux yeux, si lent dans votre course,
Fuyez le char glacé de sept Astres de l’Ourse,
Embrassez dans le cours de vos longs mouve-ments,
Deux cens siècles entiers par delà six mille ans.
Que ces objets font beaux ! que notre ame épuréeVole à ces vérités dont elle est éclairée!
Oui dans le sein de Dieu, loin de ce corps mortel,L’esprit semble écouter la voix de l’Eternel.
Vous à qui cette voix se fait si bien entendre
Comment avez-vous pu, dans un âge encor tendre,
Malgré les vains plaisirs ces écueils des beauxjours,
Prendre un vol si hardi, suivre un si vaste cours,Marcher après Neuton dans cette route obscureDu labyrinthe immense, oh se perd la Nature ?Puissai-je auprès de vou», dans ée Temple écarté,A 4 Aux