Diffé-rencesentre lesrayonsde la lu-mière.
126 DE LA PHILOSOPHIE
chose qui arrive aux corps en mouvement,les loix du mouvement font invariables.Nous avons déja vu que la réflection, laréfraction, l’inflexion de la lumière , fontles effets d’un pouvoir qui n’est point l'im-pulsion (au moins connue) : ce méme pou-voir fe fait sentir dans la réfrangibilité ; cesrayons,qui s’écartent à des distances diffé-rentes ,nous avertissent que le milieu, danslequel ils passent, agit fur eux inégalement.Un faisceau de rayons est attiré dans leverre» mais ce faisceau dc rayons est com-posé de masses inégales. Ces masses obéis-sent donc inégalement à ce pouvoir par le-quel le milieu agit sur elles. Le trait delumière le plus solide,le plus compact, doitrésister le plus à ce pouvoir, doit être moinsdétourné de fa route , doit être le moinsréfrangible. C’est ce que l’expérience con-firme dans tous les milieux, & dans tous lescas. Le rayon rouge est toujours celui quise détourne le moins de son chemin ; lerayon violet est toujours celui qui s’en dé-tourne le plus. Aussi le rayon rouge a-t-ille plus de substance, est-il le plus dur, le plusbrillant, & fatigue-t il la vûe davantage. Leviolet qui de tous les rayons colorez repose
le