tous les Citoyens, sans exception, la garantie dejeur liberté individuelle. Nous ne devez pas per-mettre, que ce droit primitif, que la nature aattaché à notre existence, puisse être violé dansla personne d’aucun individu; vous ne pou-vez abandonner son maintien au pur bazard.
De plus; ie destin impénétrable des Peu-ples ne place pas exclusivement à leur tête«les hommes bons et vertueux. Il peut éléveraux premiers emplois de la République deshommes, guidés uniquement par une ambitionsans bornes, et dont le coeur ne connût jamaisles sentiments nobles, qu'inspire l’amour purdelà patrie; qui ne respectent point les droitssacré* de l'homme, et. aux quels aucun moyenn’est trop vil, pour abuseï; de leur influencesur les Tribunaux de la justice pour dominerla moralité des juges, afin de livrer par leurmoyen à une mort certaine tout ennemi d'unpouvoir arbitraire, tout vrai défenseur des droitsdu Peuple , et tout ami de ]a liberté et del’ordre.
Qu’on ne m'objecte pas, que la nature neproduise que très rarement de pareils mon-stres; que la réunion des circonstances, quileur mettent un pareil pouvoir entre les mains,«t hors de toute probabilité. Jettés vos