de culture , que nos Concitoyens n ont pasencore atteint; on tachera peut-être de vouspersuader d’ajourner l’institution des jurysjùsques à’ ce que le peuple soit en état dela recevoir.
Nous pourrions alléguer des exemples;nous pourrions dire, que Je peuple en Franceet dans l'Amérique septentrionale étoit àpeine aussi cultive lors de l’établissement desjurys qu’il l’est chez nous. Nous pourrionsdonner■ l’exemple de l’Angleterre, qui a joui desbienfaits de cette institution déjà depuis plusde mille ans même pendant les épaisses ténè-bres du moyen âge. Nous pourrions enfinvous prouver par les annales de notre an-cienne constitution, que les soit disant Justice#du pays (Landsgerichte) n’étoient qu’une es-pèce de jury ; que par l’introduction de cetinstitut vous ne faites que rendre à notre pa-trie un des privilèges quelle avoit perdu-Mais la chose est d’une telle conséquence,et il nous paroît si important que vousdiffériêz pas d’un seul instant le bien qu«vous • devez faire, que nous nous sentonsobligés de rectifier les erreurs, qui sont le fon-dement, et qui doivent être les suites de l'ob-jection que nous avons annoncée. Nous sa-vons bien, qu’une politique lâche et qui avoit