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les variations des prix sont si fré-quentes et les écarts si considérablesà Genève , qu’ils doivent être moinsattribués aux causes ordinaires et na-turelles , qu'à un état de guerrepresque continuel, qui devoit sou-vent troubler la culture et occasion-ner le ravage des récoltés : je pensequ’à l’égard de celle du vin, lesextrêmes variations du prix pou-Voient venir aussi de ce que, soitignorance ou le manque des moyensqui sont aujourd’hui mis en usagepour la conservation de cette denrée,une récolté très-abondante ne pou-voit pas compenser la stérilité d’unesuivante. Quoiqu’il en soit, je diraiseulement qu'en 1 54$ le blé, pourlors renchéri, valoit quatre florinsla coupe, et le vin se vendoit endétail dans les caves, un sol lequarteron, tandis que le propriétairen’ayoit payé au vigneron que huit