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Tome premier.
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DE M. REGNARD. M

Trésorier, de nous donner routes les recommandationsntcesiaires , st nous voulions faire

ce voyage.

Le

Woyen, Monlîeur, de résister aux conseils d’un Roi ,d un grand Roi, comme celui de Suéde ì Ne peut-011 pas avec son aveu entreprendre toutes choses í EtPt'ut-on ctre malheureux dans une entreprise qu’il alui-meme conseillée, & dont il a souhaité le succès?Tes avis des Rois font des commandement ; cela futc ‘>-tse qtt’après avoir mis ordre à toutes choses , nousbuttes à la voile pour Tertio lc mercredi 23 Juillet*S8i, sjjrlc midi, après avoir salué Monsieur Stcinbiclkgrand-T.ésorier , qui suivant l’ordre qv’il avoir reçu.du Roi son maître, nous donna des recommandationspour les Gouverneurs des Provinces par cri nous de-vions passer.

Nous fûmes portés d’un Sud-oueíl jufqu’à Vacfol ,Vu l’on visite les vaisseaux. Nous admirâmes en yallant la birarre situation de Stockolm. U est presqueincroyable c u’en ait choisi un lieu comme celui où l oirvoir cette ville , pour en faire la capitale d’un royau-me aussi, grand que celui de Suéde . On dit que lesFondateurs de cette ville , cherchant un lien pour lafaire, jetterait un bâton dans la mer, dans lc desiemde la bâtir au lieu où 11 s’arvêteioit : ce bâton s arrêta011 l’on voit présentement cette ville, qui n’a rien d af-freux que fa situation ; car les bâtimens en font fort* superbes, & les habitait s fort civils.

Nous vîmes la petite île d’Aland à quarante millesde Stockolm ; cette île est très-fertile, & sert de

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