DE M. REGNA K D.. 67
Quand nous eûmes passé ce petit cap , nous perdí-î^rre de vue,& le dimanche matin,le vent s’étantîenuau sud toute la nuit, nous nous trouvâmes à latuteur de Malhvrn , petite île à huit milles de Torno .
en sortit des pêcheurs dans une petite barque , auíH^nce que j*en aye vu de ma vie , dont les planchesNoient cousues ensemble à la mode des Russes . Us nousa Pporterçnt du Strumdin , Sc nous leur donnâmes dubiscuit & de Feau de vie, avec quoi ils s 7 en retournèrentfort contens.
Le vent demeurant toujours extrêmement favora-ble , nous arrivâmes à une lieue de Torno , où nouafouillâmes Cancre.
II est aíTeii difficile de croire qu’on ait pu faire uhamftlong chemin que celui que nous fîmes en quatrejours de tems. On compte de Stolckolm à Turno >-deux cens milles de Suéde par mer, qui valent sixcens lieues de France , & nous fîmes tout ce cheminavec un vent de sud Sc sud-siid-ouest , si favorable &si violent, qu’étant partis le mercredi à midi de Stoc-Lolm, nous arrivâmes à la même heure le Dimanchesuivant, fans avoir été obligés de changer les voilesPendant tour le voyage.
Torno est situé â ^extrémité du golfe Bothmqtte, au+2 degré z 7 minutes de longitude, Sc au 67 de latitu-de. C*est la derniere ville du monde du coté du nord 7Le reste jusqn’au cap n*étant habite que par des Lapons ,gens sauvages, qui n’onr aucune demeure fixe,
Cefl en ce lieu où se tiennent les foires de ce$
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