3M . OEUVRE!
rosité vraiement royale. Zelmis de son cote, infa maîtresse de tout ce qui s’étoit passé depuis l eUf ^tour, des dissérens risques qu’ilavoitcourus, 1 i ïst P°bilité de lui faire sçavoir de ses nouvelles, & rcevoir des siennes , Ôc de la maniéré ensin dont u a 'recouvré la liberté.
Ce fut pendant ce tems-là, que la permission qu , a v ° ítZelmis de voir la belle Provençale autant qu'ilíbuhaitoit, rendît son ardeur plus vive ; il reconnu*encore plus de charmes dans son esprit, qu'il n ,aV ° íCremarqué de perfections dans fa personne , & qu* 0 ^quelquefois cette belle veuve s'cchappant à la joie»oublioit pour quelque tems-ridée de son mari,iâisoit éclater un enjouement si spirituel, que Zeli* 115n’auroic pu lui refuser son cœur » s’il n'en eût pas de)*été amoureux.
Enfin ce jour, cet heureux jour souhaitté par tant devœux , demandé avec tant de larmes, ce jour auquelElvire & Zelmis dévoient sortir d'AIger, arriva* ll*«'embarquèrent après avoir pris congé du Consul, #ii'tót qu’íls furent dans le bord on mit à la voile.vaisseau n’étoit pas encore sorti du port que Zelmis quictoit resté fur le tillac pour voir appareiller, entradans la chambre du Capitaine où étoit Elvire, il Utrouva couchée fur un de ces petits lits qui font fur lesvaisseaux , désolée , & capable de percer de douleur lesplus insensibles. Hé bien! Madame, lui dit-îi , en«'approchant de son lit,vous vouiez, donc toujours vousaffliger^ n'est-il pas tems enfin que ces larmes tarissent 3