Ìi6 ATTENDEZ-MOI SOUS L'ORME,
PASQUIN.
Çà, préparez-vous à aborder la veuve en petit-maître ;cachez-vous un oeil avec votre chapeau , la main dansla ceinture , le coude en avant, le corps d'un côté , &la tête de l'autre ; fur-tout, gardez-vous bien de vouspromener fur une ligne droite, cela est trop bourgeois*DORANTE.
Ce raaraut-là en fait presque autant que moi.
PASQUIN.
Voici l’occaíìon, Monsieur, de faire profiter lestaientque vous avez pour le grand art de la minauderie. Ah !íi vous pouviez vous souvenir de cette mine que vousfîtes Tautre jour à la Comédie 5 là, une certaine minequi perdit de réputation cette femme à qui vous n'aviezjamais parlé.
DORANTE.
Que tu es badin l
PASQUIN.
Voici la veuve, Monsieur, faites semblant de rien »semblant de rien.