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Tome I.
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DE PERRAULT. 109

ne le connaissent que par les satireset les épigrammes de Boileau , leregardent encore comme un méde-cin , ridicule par son ignorance et sesbévues.

Il y a peu d’hommes qui soient enétat de juger par eux-mêmes ; un pluspetit nombre encore juge d’aprèssonpropre avis. Ainsi un satirique esttoujours sûr de nuire , lors mêmequ’il parle de ce qu’il entend le moins ;et c’est en partie ce qui rend ce métiersi facile et si méprisable.

La faculté de médecine , meilleurjuge du mérite de Perrault, a vengésa mémoire, en plaçant son portraitavec celui de ses plus illustres mem-bres. Les corps, naturellement op-posés à tout ce qui sort des règlesordinaires, ne se portent qu’avec unesorte de répugnance à décerner deshonneurs éclatants ; et puisque la -fa-culté a accordé cette distinction àPerrault, c’est une preuve qu’il enétait bien digne, et que Boileauaétébie n injuste. ,