Band 
Tome I.
Seite
159
JPEG-Download
 

'DE H U Y O ÏI F. N S.

l.'î 9

n’eut que quelques instants lucides,et ce furent les derniers de sa vie. Ilen profita heureusement pour s’oc-cuper de ses manuscrits, et il laissaà deux de ses disciples, Volter et Fu!-len, le soin de les mettre en ordre.

Voilà tout ce que nous savons desa vie privée. On dit qu’étant à Parisil avait connu la célèbre Ninon et faitpour elle d’assez mauvais vers. Saconduite avec Hartsôcker, dont M. deFontenelle a parlé dans l’Eloge de cedernier, prouve qu’il avait une amefranche et élevée. Il eut encore quel-ques disputes littéraires, qui ont étéoubliées avec le nom de ses adver-saires. Le sien vivra tant que les ma-thématiques et les arts seront culti-vés ; et s’il n’a pas laissé une répu-tation aussi brillante que celle deNewton, c’est qu’avec un génie peut-être égal, il n’a fait que préparer larévolution que Newton a eu la gloirede faire dans le calcul et dans la phi-losophie.