DE M. FONTAINE. 223
quisition d’une autre, sa négligenceet son peu de capacité pour les af-faires ; enfin, des procès qu’on-luisuscita , l’enlevèrent à la géométrieet auraient pu tourmenter les der-nières années de sa vie ; mais son in-différence était une ressource plussûre que le courage.
En 1765 , il se retira à Cuiseaux ,petite ville du comté de Bourgogne,dont il avait acheté la seigneurie. Enquittant Paris , il vendit tout ce qu’ilavait de livres; c’est peut-être lapremière fois qu’on a vu un savantrenoncer à ses livres, dans un mo-ment où la solitude devait les luirendre plus nécessaires. Mais M. Fon-taine n’avait jamais eu de goût quepour la géométrie et pour l’étude del’homme ; il y avait longtemps queSur ces deux objets il ne trouvait plusrien à apprendre dans les livres ; etd ne vit alors dans les siens que l’em-barras de les transporter.
il mourut à Cuiseaux, le 2,1 août