Band 
Tome I.
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DE M. DE LA COJVDAMINE. 289

donné à l’académie les observationsrecueillies dans son voyage du Le-vant , qu’il obtint l’avantage de con-courir à l’exécution de l’entreprise laplus grande que les sciences eussentjamais tentée : celle de mesurer sousla-ligne un degré du méridien et undegré de l’équateur.

Les anciens n’avaient pas ignoréla sphéricité de la terre; niais il vintun temps où l’on ne connut des an-ciens que leurs erreurs : le peu devérités qu’ils avaient enseignées lu-rent oubliées. Dès le cinquième sièclede notre ère, l’opinion que la terreétait un globe , paraissait aux plusgrands philosophes une absurditépalpable. Dans le treizième siècle, cefut une impiété ; cependant Coper-nic , Kepler et Galilée prouvèrentce que Pythagore avait deviné ; ettous les phénomènes semblaient in-diquer que la terre était une sphèreparfaite.

Huyghens avait prouvé que, même