DE M. DELA CONDAMINE. 263.
pour placer une couronne, fermée;sur la fleur-de-lys.
Les officiers de marine espagnols,blessés de ne paraître dans l’inscrip-tion qu’à la suite des. académiciens,avaient suscité ce procès : mais ilfaut leur rendre la justice, que cettediscussion n’altéra point leur unionavec nos académiciens ; et que, lors-qu’après le départ des Français, onsurprit à la cour d’Espagne un ordrede détruire les pyramides , ils em-ployèrent leur crédit pour le fairerévoquer. Ce n’était donc pas l’inté-rêt de leur gloire qui avait excité lesdeux savants espagnols, à se plaindrede l’inscription des pyramides : c’é-tait l’orgueil national, sentiment res-pectable, lorsqu’au lieu de s’applau-dir d’une supériorité vraie ou pré-tendue , il s’occupe de l’acquérir oude la conserver. C’est par un effet dece même sentiment ., pour cette foisbien entendu-, que les deux savantsespagnols réclamèrent contre l’ordre