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Tome I.
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DE M. DE LA CONDAMINE. 285

épargne la vie, combien n’y en a-t-ilpas qui restent ou défigurés, ou con-damnés à des infirmités qui rendentla vie amère, et ne finissent qu’avecelle ? On observa bientôt que cettemaladie n’attaque qu’une seule foischaque individu, ou du moins que lesrechutes en sont trop rares 1 , pourqu’un homme sensé puisse les crain-dre , ou se précautionner contre elles:on vit ensuite qu’il y a des circons-tances où cette maladie est plus bé-nigne, et qu’on éviterait une partiedu danger, si on pouvait choisir letemps où on l’éprouverait. On savaitenfin qu’elle se communique, soit parl’attouchement d’un malade qui enest attaqué, soit en respirant le mêmeair que lui : de là vint l’idée d’une

1 On ne connaît aucune observation faiteavec assez de soin, et par des hommes assezdignes de foi, pour qu’il en résulte véri-tablement , que de pareilles recherches onteu lieu.