DE M. DE LA CONDAMINE. 299
pourrait ne pas regarder comme unmalheur de s’unir à un oncle en cjuielle était assurée de trouver un ami.Cette union fut heureuse : sûre de laconfiance et de la tendresse de sonmari, les mouvements d’humeur,inévitables dans un homme dont Fae-tivitéprodigieuse était contrariée sanscesse par ses infirmités, ne parais-saient à M. me de la Condamine qu’unmalheur de plus dont elle devait leconsoler. Quelque longue, quelqueinfirme qu’ait été la vieillesse de sonmari, jamais elle n’a cessé de luiprodiguer les soins les plus tendresquine lui coûtaient rien. L’idée qu'elleremplissait un devoir sacré à plus d’untitre, soutint son courage; et il luisemblait que , soigner la vieillesse deM. de la Condamine, c’était acquitterles dettes de l’humanité. Lorsqu’en-fin elle a eu le malheur de le perdre ,elle Fa pleuré , comme une jeuneépouse pleure celui qu’une mort pré-. maturée lui enlève, comme on pleureune perte irréparable.