DE M. DELA CONDAMJNI. 3oS
était courageuse et constante : zélépour le service de ses amis, capablede leur faire des sacrifices , il se li-vrait aux soins de l’amitié avec cetteactivité, cette ardeur qu’on n’a quepour les plaisirs : il semblait qu’agirétait son premier besoin. Cependanton voit qu’il soupirait après le re-pos ; il le regardait comme le seulbien réel de la vie ; il croyait insenséde le sacrifier à l’amour de la gloire :mais le repos qu’il regrettait, lui eûtété insupportable. Tel est le sort detous les hommes : l’action nous épui-se , le repos nous tourmente; et ilsemble que la nature ne nous laisseque le choix de la fatigue ou de l’en-nui. Mais l’exemple de M. de la Con-damine prouve du moins que l’acti-vité est un grand bien : toujours oc-cupé , toujours agissant, il n’eut ja-mais le temps de sentir ses maux ; et,malgré tant de souffrances, il ne futpoint malheureux.
On n’a point de grandes qualités à