Band 
Tome I.
Seite
310
JPEG-Download
 

3lO ÉLOGE

ché aucune, et que jamais il rr’a son-gé à la manière dont il écrivait. Sesouvrages sont animés d’une chaleurqui passe dans l’ame des lecteurs,parce qu’elle n’est ni exagérée nifactice. Ce n’est pas un auteur quiparle avec enthousiasme de ce quiest indifférent à tout le monde, etpeut-être à lui-même , qui peint lanature au lieu de la décrire, et pro-digue les images où il faudrait despreuves : mais c’est un philosopheplein d’amour pour ses semblables,de zèle pour la vérité, et qui parlede ce qu’il - aime.

L’académie française élut M. de laCondamine en 1760. Cette compa-gnie célèbre, que le petit nombrede ses membres , l’égalité parfaitequi règne entr’eux, les grands nomsqui décorent sa liste, les grands lrom-mes qu’elle renferme dans son sein ,rendent l’objet des désirs ou de l’en-vie de tous ceux qui cultivent les let-tres, sent tout le prix du talent d’é-.