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la société se rapprocherait de l’ordrede la nature ; et en obéissant à laraison plutôt qu’à la puissance, l’hom-me semblerait n’avoir perdu aucunde ses droits. Tel fut le principe quidirigea M. Trudaine le père, dans \l’éducation de son fils : tel est le butque le fils se proposa lui-même dansl’intervalle de temps qui sépara sapremière éducation, de l’époque oùil devait se livrer aux affaires. Leslois furent le premier objet de sesétudes, et dans ce travail il eut sonpère pour guide : il ne se borna pasà une étude superficielle de la juris-prudence ; né avec un esprit naturel-lement juste , il dut sans doute êtreblessé des défauts et de la complica-tion de nos lois; mais c’était une rai-son pour lui de les étudier avec plusd’ardeur. Il sentait que le hasard l’a-vait fait naître dans un temps où leprogrès rapide des lumières feraitbientôt desirer à la nation des loisplus simples, plus douces, plus cou-