DE M. TRÜDAINE. 341
que, M. Ti’udaine avait étudié les artsen philosophe et en homme d’état.Sous lui nos manufactures se corri-gèrent; on ravit à l’industrie étran-gère la plupart de ses secrets ; unefoule de découvertes ajoutèrent à laperfection de nos arts : mais en cher-chant à connaître les secrets des au-tres nations, il ne cherchait pas à leurcacher ceux de nos manufactures;ces idées mercantiles, qui font re-garder l’industrie étrangère commeennemie, et supposer qu’il existedans les arts et dans le commerce ,un intérêt national séparé de l’inté-rêt général de l’humanité; ees idéesétaient trop éloignées des principesde M. Trudaine, et surtout de soncaractère. Il était convaincu que leshommes de tous les pays n’ont qu’unmême intérêt, celui que toutes lesterres produisent le plus qu’il est pos-sible ; et que chez toutes les nations,les arts soient au plus haut degré deperfection, puisque le véritable inté-