ELOGE
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vel dans un siècle d’ignorance et decrimes, il ne croyait pas que ce quiétait injuste pût jamais être utile. Lebonheur du peuple était à ses yeuxle seul devoir et la seule vraie gloiredes souverains : c’était uniquementpar le bonheur dont jouit le peuple,qu’il jugeait de la richesse qu de lapuissance des nations , des talents oudes vertus de ceux qui les gouver-nent. Il croyait que les hommes ap-pelés à l’administration , ont plus be-soin de vertus et d’instruction, qued’adresse et d’habileté. Il ne voyaitdans toutes ces prétendues finessesqu’on donne pour la science de gou-verner , qu’un art inventé par desfourbes pour corrompre les souve-rains et opprimer les peuples. Tellefut toute sa politique : elle était sim-ple, elle était celle d’un homme ver-tueux et d’un ami de l’humanité.
Avec de tels principes, forcé d’êtretémoin des maux cjue les circonstan-ces ne lui permettaient pas de sou-