DE M. DE JUSSIEU. ZgCf
ment adoptées , on croyait que riende ce qui existe sur la terre ne peutêtre inutile à l’homme ; idée conso-lante et qu’il ne faut pas trop con-damner, parce que quand bien mêmela nature n’aurait pas tout fait pournous, le génie de l’homme parvien-dra un jour à employer pour lui toutce qu’elle a fait. On étudia donc lesplantes, non pour reconnaître cellesque les hommes savaient employerà leurs besoins ; mais pour connaîtreles plantes en général et apprendreà les rendre utiles : on trouva bientôtqu’elles étaient en trop grand nom-bre, pour qu’on put en suivre l’étudesans employer des divisions métho-diques , et les botanistes furent long-temps occupés à chercher les divi-sions les plus sûres et les plus com-modes , ou à déterminer les carac-tères qui devaient servir de fonde-ment à ces divisions, ou enfin à rap-porter les plantes aux classes établiespar les méthodes.