DE FRANKLIN. ,7
Philadelphie, et arriva, n’ayant quedeux schellings pour toute fortune,dans cette ville dont il était destinéà devenir le législateur, et d’où cin-quanteans après, il devait partir chargéde la destinée des deux mondes.
Après un séjour très-court à Phi-ladelphie , il s’embarqua pour Lon-dres, trompé par le gouverneur dePensylvanie, qui lui avait promis lesmoyens d’acquérir les caractères etles presses nécessaires pour établirune imprimerie en Amérique. Arrivéen Angleterre , il s’y trouva sans au-cune ressource que son art qui, pourlui, n’était encore qu’un métier. Maisil avait senti de bonne heure les avan-tages qu’il pouvait retirer de la so-briété et du travail. Il était accou-tumé à un régime économique, maissain , propre à réparer ses forces ,mais qui conservait à sa tête une li-berté entière. Ce que gagnait unouvrier anglais . était beaucoup pourun philosophe américain,et lui don-