DE FRANKLIN. 79
craindre ni les regrets, ni les remords;sa vie avait été heureuse, pure ( 1 )et paisible ; aussi disait-il qu’il con-sentirait volontiers à la recommen-cer, ajoutant <yz/’/7 voudrait seule-ment en effacer quelques fautes ^comme un auteur qui donne unenouvelle édition de son ouvrage.
Sa mort fut tranquille, et seulement
(1) Il n’a eu, dans sa longue carrière,qu’une seule maladie dangereuse; elle leconduisit aux portes du tombeau ; il envi-sagea la mort sans crainte, mais non sansavoir besoin de quelque courage pour re-noncer à la vie; et il ne vit pas sans unsentiment de douleur, qu’il lui faudrait re-commencer à mourir.
Après son retour à Philadelphie, sa santé 1s’affaiblit de plus en plus; il^était, depuisplusieurs années, attaqué de la pierre, etd n’avait voulu opposer que le régime à samaladie, parce qu’il le croyait suffisantpour écarter de lui les grandes douleurs,e t qu’il ne voulait point acheter, par uneopération dangereuse, l’espérance incer-taine de quelques années de vieillesse.