DE CAMPER. 10.3
noricer qu’elles ont dégénéré de leurforce et de leur grandeur primitive.U était porté à regarder l’existencede ces os comme un indice de ce re-froidissement du globe, phénomènequi , jusqu’ici dénué de preuves , apu servir de base à des systèmes,mais ne peut entrer dans les théoriesVraiment philosophiques , qu’aprèsque de longues observations en au-ront confirmé la réalité. Ne serait-ilpas plus naturel de supposer que cesgrandes espèces, généralement moinsfécondes, dont la subsistance exigebeaucoup de terrein , et qui peuventdifficilement se cacher , après avoirVainement disputé à l’homme l’em-pire de la terre , n’ayant pu lui ré-sister, ni être réduites à l’esclavage,ont fini par en disparaître , et la lais-ser à celui que la nature a formé pour3’ régner ? En même temps , d’autrese spèces, reléguées par la crainte dansdes pays moins fertiles , resserréesdans de moindres espaces, n’auront