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Tome V.
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ÉLOGE

sciences, pour chercher dans chacunece qu’elle pouvait offrir à l’économierurale et aux arts. A ces lumièrestrès-étendues , il joignit l’étude dudessin, qu’il n’avait cultivée que dansles mêmes vues, et où il acquit letalent de rendre, avec tant de vérité,la forme, l’habitude, ce qu’on a quel-quefois appelé la physionomie desplantes , et de présenter les détailsde leurs parties avec tant de préci-sion , que ses dessins l’emportaient àcet égard sur ceux des plus habilesmaîtres. Ce goût sévère pour l’exac-titude , auquel tout le reste étaitsacrifié , a dominé dans toutes lesactions, dans toutes les occupationsde sa vie , comme dans ses ouvragesde sa jeunesse.

Toute espèce d’art lui fut toujoursétrangère ; il n’imaginait pas qu’il fûtjamais nécessaire de frapper les es-prits ou de les séduire. Chercher àembellir la vérité eût été pour lui ladéguiser ; vouloir par une forme plus