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Tome V.
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ELOGE

lution à laquelle la France doit sa li-berté; mais quelques préjugés l’ontempêché d’en sentir tous les avan-tages. Jamais ces querelles d’opinionsou d’amour propre qui sèment dequelques moments d’agitation l’uni-formité de la vie paisible d’un savant,n’avaient troublé la sienne. Le mou-vement général d’une grande nationne pouvait que l’effrayer ; toutes lescombinaisons de sa vie étaient déran-gées, et puisque son ame simple etpure ne fut pas sensible aux pertes del’intérêt et de la vanité, puisqu’il avaitété trop bienfaisant pour s’effrayer dela nécessité d’être juste, pardonnons-lui d’avoir regretté la paix, d’avoircraint qu’elle ne se fût éloignée pourtrop longtemps , et de n'avoir pasassez senti toute l’étendue du bienque nous achetions à ce prix. Iléprouva cependant une consolation :il avait cessé d’être seigneur de De-nainvilliers , et il put y jouir d’unrespect qu’on ne rendait plus qu’à ses