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Tome V.
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DE FOURCROY, l3l

passage trop facile, ou de supprimerdes défenses inutilement multipliées.Il calcule la durée de la résistancede chaque place ; il juge l’influencequ’elle peut avoir sur le sort d’uneguerre; il prévoit d’avance qu’elleSerait dans telle province ennemiele fruit d’une victoire , et sur chaquefrontière du pays qu’il doit défendre,le danger d’une défaite. C’est ainsique toutes les grandes parties de laguerre se lient à la science de l’ingé-nieur, et qu’il peut en soumettre leshasards à la certitude ' d’un art, quine se borne point au faible méritede construire, suivant clés règlesconnues, une forteresse isolée.

Cette vie, moins périlleuse, moinspénible que celle de la guerre, n’estni moins active, ni moins occupée,ni moins utile ; elle rendait Fourcroya son goût pour la solitude et le tra-vail : il y consacrait quatorze heurespar jour. Ce que son devoir n’exigeaitpas , il le donnait aux sciences ; mais