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Tome V.
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ELOGE

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on crée pour lui une seconde chargede premier président de la chambredes comptes.

L’Hôpital à la tête des finances.

Le produit des impôts appartientà l’état, et ne peut être légitime-ment employé que pour l’avantagedu peuple qui les a payés. Fidèle àcette maxime , l’Hôpital refusa cons-tamment de ratifier des dons que lesuffrage de la nation n’aurait pas con-firmés ; il rejeta des comptes toutesles dépenses qui n’avaient pas le ser-vice public pour objet. Les dépréda-tions furent réprimées , malgré lapuissance de leurs protecteurs, oupublics ou secrets. Enfin, pour ef-frayer ceux qui oseraient à l’avenirélever sur les débris du peuple, l’é-difice d’une foi tune scandaleuse ,l’Hôpital ne crut pas être injuste, enrecherchant la fortune des traitants.On n’avait pas encore imaginé qu’on