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Tome V.
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É LOGE

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Ii fallait donc faire juger un prince'dit sang par des commissaires : on

liaient à desirer qu’on instruisît les protes-tants au lieu de les brûler, ou se tenaientdans la retraite, ou même se croyaient obli-gés d’affecter un zèle exagéré. L’esprit d’in-tolérance régnait donc dans le parlement - ,mais le zèle pour les anciennes lois, 1’amourde la maison royale y régnaient aussi. Telfut constamment, durant ces longs trou-bles, l’esprit du parlement de Paris.

Plaignons ce corps illustre d’avoir étéentraîné, par un zèle inconsidéré, dans desexcès qu’il déteste aujourd’hui. Qu’ils res-tent dévoués àun opprobre éternel,ces ma-gistrats fanatiques, dont les cris firent sa-crifier le sang innocent à un zèle aveugle,ou aux vues d'une politique aussi fausseque sanguinaire ! Sans doute les meurtresjuridiques, où le plus fort égorge le plusfaible de sang-froid , sans danger, et avecle fer des lois, ces meurtres sont, aux yeu*de tout ce qui n’est pas indigne du non*d’homme', le plus exécrable des assassi-nats; et plus le coupable est puissant, plu®le crime est atroce. Gardons-nous doncd echercher à excuser ces excès , en disant q u *