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Tome V.
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ttiais plus souvent encore il eut re-cours à des assemblées formées parles chefs des dilïërents ordres del’état. Ces députés ne pouvaient ,Sans doute, représenter la nation ,puisqu’elle ne les avait pas choisis ;nommés parla cour, appelés pourl’aider de leurs conseils et raffermirsa puissance chancelante, ils n’avaientni la force, ni le dioit d’opposer desbarrières au pouvoir arbitraire. Onfit à l’Hôpital un reproche de cetteinnovation , qui paraissait une at-teinte portée aux privilèges de lalla-tion, un attentat contre ses droits.Mais les états-généraux , plus tumul-tueux , plus difficiles à rassembler,plus lents dans leurs opérations, plusredoutés des courtisans , auraient - ilsété plus utiles ? Ces états, qui ontsuccédé aux anciennes assemblées dela nation, avaient dès leur origineaccordé des impôts perpétuels; ilsavaient même , en se réservant ledroit de statuer sur les impôts ou ter-