DE L’HOPITAL 277
Voris, que d’oser en rappeler lamémoire.
D’ailleurs, au temps de l’Hôpital,il ne s’agissait pas de donner des bor-nes à l’autorité ; il fallait sauver laFrance des horreurs d’une guerrereligieuse ; et la puissance royaletoute entière suffisait à peine pourconserver la paix : aussi, en formantces assemblées de notables, le chan-celier voulait seulement que le rorpût entendre les hommes éclairés dela nation! qu’il les vitaux prises avecles favoris et les flatteurs ; qu’il vît lesuns augmenter de hardiesse lors-qu’ils avaient la nation pour témoinet pour juge, les autres obligés derougir de leurs opinions , et n’osantproduire au grand jour les sophismeshonteux dont ils les coloraient : ilvoulait, en proposant au roi et à lanation des projets trop patriotiquespour ne pas ofïènser les oreilles descourtisans, ne présenter ces projetsqu’appuyés du suffrage des gens de