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Tome V.
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298 ÉLOGE

res, leur devenir même odieuses ,parce qu’elles ne servéntqu’à éclairerla distance qui est entr’eux et leurscontemporains (1).

(1) En vain m’opposerait-on que la vé-nalité a subsisté longtemps en France sansproduireces effets funestes. C’est sans dout ele plus grand éloge de ceux qui ont occupéparmi nous les charges de la magistrature:mais ce n’est pas une preuve qu’il ne soitpas dangereux que ces charges demeurentvénales. Faut-il donc attendre, pour s’op-poser à un mal, qu’il ait eu le temps d’exercertous ses ravages? Ne devrait-on pas, aucontraire , se hâter de l’extirper , tandisque des circonstances étrangères en sus-pendent encore les progrès, et de les pré-venu puisqu’on a pu les prévoir?

Vous voulez, me dira-t on, détruire lavénalité : mais qu’y substituez-vous ? Lavénalité a des inconvénients, on l’avoue >mais ces inconvénients sont connus, on saitles évaluer, l’habitude les a rendus sup-portables.

Il ne m’appartient pas d’instruire I e5législateurs; mais qu’il me soit permis d®croire qu’il est d’autres moyens d’élever deshommes a la magistrature , que de niettr?