DE l’HOPITAL. 3o 5
L’Hôpital, également ennemi dudespotisme et de l’anarchie , de lacorruption et du zèle outré, du relâ-chement et de l’esprit de corps, del’avilissement et de la morgue, s’éle-va également contre tous ces abus.Laissant aux cours le droit dé fairedes remontrances , il déclara , del’avis des chefs de la nation et desmembres les plus éclairés de la ma-gistrature , que si les remontrancesn’étaient pas écoutées, les parle-ments devaient exécuter les édits ;qu’ils ne pouvaient déroger aux loisque lorsque l’autorité législative lesavait changées ; qu’ils étaient lesexécuteurs de la loi, mais qu’ils yétaient soumis.
Gardons-nous de croire que l’amourdu pouvoir ait inspiré ces principes \à l’Hôpital. Ce désir si vif dans lesesclaves d’augmenter la puissance deleurs maîtres , eût-il pu souiller sona me? L’Hôpital eût-il pu même son-ger à augmenter le pouvoir de sa