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Tome V.
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DE l’hôpital, 3ü7

particuliers du monarque même,lorsque ces ordres sont en contra-diction avec la loi ; et, par une dis-tinction sans laquelle il ne resteraitaucune ombre de liberté dans unemonarchie , il sépare les lois adres-sées à la nation entière , où le mo-narque statue sur des objets géné-raux , et qui sont l’ouvrage de sajustice, d’avec les ordres particuliers,qui ne sont jamais qu’un acte de sapuissance.

L’Hôpital ne crut pas la réformedes justices subalternes indigne deSes soins : il voulut que les magis-trats supérieurs parcourussent lesprovinces, examinassent la conduitedes tribunaux, recueillissent les plain-tes du peuple, dont la voix trop sou-vent étouffée perce si difficilementla foule des oppresseurs qui assiègentle trône. Il voulut que ces magistrats°bservassent dans les provinces leseffets des différentes lois sur lesmoeurs , sur la richesse publique , et