358 PRÉFACE.
connaissance d’un Dieu, qui veillesur nos actions, et qui, juste d’unejustice analogue à la justice hu-maine , récompense nos vertus ,et punit nos crimes. Il semble qu’ilfaut conclure de là que l’opinionde Pascal ne peut que servir à la re-ligion. La religion n’arien à crain-dre des athées.Leur morale a pourrègle l’utilité générale des sociétés,et pour motifs l’intérêt que leshommes ont d’être bons , et l’aver-sion naturelle de l’homme pourcauser de la douleur à son sembla-ble. Cette morale parle trop peu àl’imagination et aux âmes commu-nes, pour devenir jamais popu-laire. D’ailleurs, on accusera tou-jours les athées de détruire toutemorale, et il leur sera toujours im-possible de faire à cette objectionune réponse satisfaisante, surtout