DE PASCAL. 409
lir dans le silence : mais’ si le livre oùPascal ne parlait de ces opinions quepour les combattre et les rendre ri-dicules , était encore dangereux ,combien donc n’étaient pas coupa-bles ces auteurs contre qui Pascalfe’était élevé, et qui avaient sérieuse-ment soutenu ces mêmes opinions ?C’est cependant sur ce prétexte queles jésuites sollicitèrent la condam-nation des Provinciales à Rome , etdans ceux des tribunaux de France,où ils croyaient avoir du crédit. Enfin,ces lettres furent condamnées parl’inquisition de Rome, par le parle-ment d’Aix et le conseil d’état. Unsiècle après, Rome a détruit les jé-suites ; le parlement d’Aix, en fai-sant brûler leurs livres, comme lesProvinciales , et en chassant les jé-suites, a pris dans ces mêmes Pro-vinciales le motif de ces arrêts (1).
(1) J’aurais désiré qu’eu applaudissant à| a destruction des jésuites, l’auteur se fut^t'vé contre l’horrible dureté avec iaqucile
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