DE PASCAL. 43^
clié,avec crainte et avec amour, dansle sein de ce Dieu, des connaissanceset des consolations que la nature n’a-vait pu lui donner, alors Pascal lui au-rait présenté la religion chrétienne,dont elle aurait embrassé avec ar-deur l’économie toute miraculeuseet les consolations surnaturelles.
Tel était le projet de Pascal ; sonouvrage devait être également éloi-gné de la méthode sèche et fatigantede Charron et de la liberté de Mon-taigne, plus propre à délasser l’espritet à l’inviter à chercher en lui-mêmeles vérités qu’on lui indique, qu’à leforcer à croire une vérité dont on veutle convaincre. Le style devait êtrecelui de la pensée de Pascal, la na-ture, quiseule est bonne, disait-il, esttoul-à-faitfami Hère et commune , etl’on peut juger, parce qui nous restede sespensées, que le style de son ou-vrage eût été conforme à cette règle.Les pensées énergiques et fortes y sontexprimées par des mots communs ; et