DE PASCAL. 4-53
du public, qui croit toujours volon-tiers aux miracles des gens persécu-tés (1).
( 1 ) Depuis que l’on a imaginé d’attesterjuridiquement les miracles , on en a vérifiéun grand nombre, et personne n’y â cru,même parmi ceux qui se feraient égorgerpour d’autres miracles plus anciens, ettransmis seulement par la voix publique.En général, la croyance , pour les mira-cles, augmente en raison de leur antiquitéet de l’obscurité de preuves. Cette obser-vation contredit v un peu l’assertion de Craig,qui, dansle livre intitulé, Theologiœ chris-fiance principia mathemalica prétend ,d’après un fort beau calcul sur la loi, selonlaquelle décroissent les motifs de crédibi-lité , qu’il n’y aura plus , en 3i5o , de mo-tifs raisonnables de croire la religion chré-tienne. Il en conclut qu’alors il n’y auraplus de foi sur la terre, et que le mondefinira. Craig s’imaginait , apparemment,que les hommes ne croyaient jamais quesur de bonnes raisons.
Un compatriote de Craig (Pierre Pé-terson ) a résolu le même problème ; maisil assigne une autre loi au décroissementdes motifs de crédibilité, et il prétend que