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Tome V.
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476 NOTE SUR UNE PENSÉE

publique. Il est clair encore que cette in-famie n’a aucune autre utilité, que defournir un alimenta la curiosité du prince ,ou aux petites passions des ministres, et dedonner aux chefs des espions, les moyensde nuire à qui il veut auprès du gouverne-ment. Aucun secret important ne peut seconnaître par cette voie , parce que cetespionage est public; et que si l’on confieencore quelquefois à la poste des réflexionsou des épigrammes, on n’y livre ni ses pro-jets , ni ses complots. Les espions, répandusdans les maisons particulières, sont unautre ressort de la police moderne, aussiinfâme et aussi inutile. On raconte qu’unministre de Charles!, Falklanddé,daigna derecourir à aucun de ces vils moyens ; que.jamais il n’intercepta une lettre ; que jamaisil n’employa un espion : mais malheureu-sement pour l’espèce humaine , cet exem-ple est unique jusqu’ici, et l’usage con-traire , proscrit par la raison , par l’équité,par l’honneur, subsiste presque partout ;ou l’exerce sans remords, et même sanshonte. L’opinion flétrit, à la vérité, lesespions subalternes ; mais elle s’arrête là ,et elle ne dévoue pas à l’opprobre ceux quiles emploient, et qui calomniant la nationauprès du prince, osent lui faire accroire