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Une enceinte de boulevards au-delà des dernièreslimites, des murs de clôture, et cinq barrières flan-quées de pavillons enrichis d’architecture, sont élevéscomme par enchantement ; ils augmentent la super-ficie de Paris , changent l’aspect négligé de l’extrémitédes faubourgs, et les transforment, pour la plupart,en portes triomphales.
Le Jardin des Plantes prend un accroissement con-sidérable ; et les cabinets d’histoire naturelle devien-nent plus dignes des merveilles qu’ils offrent à l’étudeet à la curiosité publique.
Le Palais-Royal et ses galeries percées d’arcades,bâties en peu de temps, et garnies de boutiques entout genre, nous donnent l’idée des bazards d’Egypte et de la Perse. Le Mont-de-Piété est construit au Ma-rais, et les hôpitaux reçoivent de nombreux accrois-sements; l’hospice de Beaujon et celui de madameNecker en forment des suppléments utiles.
Mais la révolution commence, et ne produit quedes ruines; la Bastille est démolie , et, à ce signal,tous les monuments des arts sont menacés de tomberavec elle; les barrières de Paris sont mutilées, plu-sieurs églises violées et dégradées, ou vendues et dé-truites. Les statues de nos rois sont brisées, fondues,et remplacées par des simulacres en bois et en toilespeintes.
Enfin l’ordre renaît, et Paris reprend tout sonéclat. Les grands projets d’utilité publique et d’unemagnificence vraiment royale sont repris, et la plu-part s’exécutent avec une célérité sans exemple.