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Dans une des chapelles était la sépulture de la fa-mille Perrot, et dans l’église on remarquait le tom-beau de François Conan, savant jurisconsulte, morten 1 55 1, monument qui fut érigé par Jeanne Henne-quin, son épouse.
Saint-Jacques et les Innocents , paroisse rebâtieet agrandie sous le règne de Philippe-Auguste , futdémolie en 1786 pour la formation de l’immensemarché pratiqué sur son emplacement et celui du ci-metière. Son ancienneté seule la rendait recomman-dable (1) ; ses voûtes élevées étaient sonores et trèsfavorables à la musique. Elles devaient cette propriétéparticulière à leur construction légère, et au soin quel’on avait pris de placer de distance à autre des vasesde grès renversés au-dessus de trous pratiqués dans cesmêmes voûtes; ils prolongeaient et rendaient argen-tins les sons de la voix dans les chants religieux, ce quipeut nous donner une idée de l’emploi des vases d’ai-rain nommés ckeia, cités par Vitruve , et usités dansles théâtres grecs pour opérer la prolongation des sonssans occasioner de résonnances ou de confusion.
Sur le maître-autel était un tableau représentantle massacre des Innocents, peint par Michel Cor-neille; l’on remarquait aussi dans cette église la statueen bronze, de grandeur naturelle, d’Alix Burgotte-