et riche en ornements; elle conserve encore quelquesparties de ses vitraux peints, et le chœur a été restauréet décoré avec magnificence sous le règne de Louis XV par les frères Slodtz , statuaires célèbres de ce temps.On y remarquait, entre autres objets de sculpture dusà leur ciseau, deux pupitres d’une invention heu-reuse; ils étaient placés au bas du chœur, et repré-sentaient deux anges de bronze, de grandeur natu-relle, debout, et tenant un livre ouvert, sur lequelse plaçaient ceux de l’épître et de l’évangile.
Cette église était riche aussi en tableaux de l’ccolefrançaise et en tapisseries : à gauche, près de la croiséeet de la porte latérale, est une ancienne chapelle, nom-mée Saint-Pierre-des-Bois, dans laquelle, dit-on, estmort saint Médéric, vers l’an 700, après y avoir vécuquelque temps avec un de ses compagnons.
Les mausolées les plus remarquables étaient ceuxde Simon Arnaud, marquis de Pompone, ministred’état, fils de Robert Arnaud d’Andilly, et neveu ducélèbre Antoine Arnaud, de Port-Royal; de SimonMarion , avocat-général au parlement de Paris , d’unegrande réputation, comme orateur et comme écri-vain ; enfin celui du fameux Jean Chapelain , de l’aca-démie française, que ses qualités personnelles ren-daient très estimable, mais sur le talent duquel sonpoème de la Pucelle, connu par tant de satires, ajeté un ridicule ineffaçable.
Saint-Josse, petite paroisse, était autrefois situéerue Aubri-le-Boucher, au coin de la rue Quincam-poix; elle n’était dans l’origine qu’une chapelle suc-