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Tome premier.
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DE VABIS.

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prononçait Saint-Auden. On croit qu’elle fut rebâtiedans le XV e ou XVI e siècle. Sa structure, du stylegothique, était très élégante, très recherchée et trèsriche en sculpture, d’une extrême délicatesse et d’unegrande finesse de travail pour les évidements, la pa-tience et les difficultés vaincues. Elle était riche enmonuments des arts; et c’est peut-être la célébritéqu’ils lui avaient acquise qui la faisait nommer parle peuple plutôt Saint-André des arts que des arcs,surnom qu’elle dut sans doute, dans l’origine, auxarcs élégamment ornés dont ses votâtes et ses croiséesse composaient.

Outre les tableaux dont elle était décorée, plusieursmonuments de sculpture y étaient remarqués, soitpar le travail des artistes, soit par le nom des fa-milles à qui ces monuments funéraires étaient consa-crés : tels étaient ceux d’un prince et d’une princesse deConti, par Girardon et Coustou l’aîné; de la famille,célèbre dans la magistrature, des de Thou , par F.Auguier; de Jacques Coctier, médecin de Louis XI ;de Le Nain; deTillemontjdu célèbre graveur Naît teuil;de Charles Dumoulin, jurisconsulte; de Henri d’Agues-seau , conseiller d état; de La Motte-Iloudard, de l’aca-démie française, mort en iy3i ; du vertueux curé decette paroisse, Claude Léger; ce dernier monumentétait exécuté en stuc par de Laitre; enfin celui du célè-lèbre littérateur l’abbé Le Batteux, sur lequel on lisaitcelte inscription simple et touchante, Amicus amico.

On distinguait, sur le banc de l’œuvre, un médaillonen marbre, représentant saint André, exvolo d’Ar-