Band 
Tome premier.
Seite
234
JPEG-Download
 

description

234.

Aussi fut-elle disposée de manière, non seulement àne pas former d’interruption entre le jardin des Tui-leries et les Champs-Elysées , mais à prolonger aucontraire, pour le spectateur, les dépendances du pa-lais du souverain. Fermée, au levant et au couchant,par les belles masses de verdure que forment les deuxpromenades publiques auxquelles elle sert de com-munication, elle offre, au midi, le pont Louis XVI et le palais Bourbon , au milieu de l’immense perspec-tive d’édifices somptueux qui, depuis les Invalidesjusqu’à la Monnaie, bordent la rive gauche de laSeine ; au nord, l’architecture riche et pittoresquedes bâtiments du Garde-Meuble, et le percé de cettebelle rue Royale qui conduit au monument destiné àfaire pendant au palais Bourbon (1). Tout le inonde

(l) Tl est question loi de l’église de Ta Madeleine, élevée d’a-bord sur les dessins de M. Contant, réédifiée depuis par M. Cou-ture, qui en avait modifié le plan et changé l'élévation, en y adap-tant un péristyle corinthien d’une belle proportion. Les vicissitudesde ce monument pourraient donner matière à un long article, etfaire le sujet de remarques qui tendraient à détourner de celtemanie déplorable de changement, d’où il résulte que ni le Louvre,ni aucun des monuments dcFranre, ne sont terminés, à l'exceptiondes Invalides . Encore peut-on remarquer que le plan piimitif aété considérablement déformé par les extensions et les accessoiresqui lui ont été ajoutés. À M. Couture, qui avait en grande partiedétruit ce que M. Contant avait fait, a succédé M. Vignon, élèvede Ledoux, qui, pour faire un temple à la grecque, a tout détruitjusqu’aux fondations. On ne sait plus aujourd’hui comment accor-der le plan d’une église avec les nouvelles fondations du temple deM. Vignon.