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nommée aujourd’hui la rue du Coq. Le Louvre alorstouchait aux murs de la ville, et le terrain qu’il occu-pait avait 6o toises de long sur 58 de large.
Ce bâtiment consistait en plusieurs corps de logis,d’un extérieur si simple, que les façades ressemblaienth quatre pans de murailles percés irrégulièrement depetites croisées les unes sur les autres. Il était d’ailleursenvironné de fossés larges et profonds, et protégé dansson développement par un assez grand nombre detours construites sans aucune symétrie entre elles, hl’exception de celles des entrées et de celles des angles.Les premières ne montaient que jusqu’au premierétage, et se terminaient en terrasses ou plateformes;les secondes, plus hautes, étaient couvertes de comblesqui se terminaient par des girouettes peintes, rehaus-sées des armes de France .
Chacune de ces tours avait un nom, tiré de sa des-tination particulière, et un concierge ou capitaine,plus ou moins qualifié. L’une de ces tours, dite de laLibrairie , contenait la bibliothèque du roi Charles V ,la plus nombreuse et la mieux choisie de son temps :elle était composée d’environ neuf cents volumes.M. Boivin a publié, sur cette bibliothèque, une dis-sertation curieuse, insérée dans le second volume desMémoires de l’académie des inscriptions et belles-lettres.
Au milieu de la grande cour, s’élevait ce qu’on ap-pelait la tour du Louvre, d’où relevaient autrefois lesgrands fiefs et les grandes seigneuries du royaume,Elle était ronde, et ressemblait à celle de la Concier-