DE PAKIS.
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Louvre, qui embrassait à-la-fois le présent et l’avenir.Nous ne nous étendrons pas sur son projet, qui avaitde grandes beautés et de grands défauts. La princi-pale objection qu’on lui fit, fut que les constructionsde l’intérieur de sa cour masquaient et par conséquentdétruisaient en quelque sorte les élévations de PierreLescot , qui ne devenaient plus que des murs de re-fend; tandis que la condition première du programmeavait été de respecter l’ancien édifice. On lui repro-chait aussi de n’avoir pensé qu’aux pièces d’apparat,sans s’inquiéter des dépendances et de tout ce quidoit compléter un palais de souverain.
Plus d’un parti, comme on le devine bien, se réu-nit contre Le Bernin . Le Veau, premier architecte,et le peintre Le Brun qui était au premier rang dansla faveur du monarque, ne voyaient pas sans envieque l’on accordât la préférence à un étranger. Maiscelui qui agit le plus, fut Charles Perrault , secrétairedu conseil des bâtiments que présidait Colbert . Ilavait la confiance de ce ministre, et il desirait faireconfier l’entreprise du Louvre à Claude Perrault , sonfrère, qui avait traduit Vitruve (1).
Claude Perrault , sans être architecte de profession,puisqu’il était médecin, avait le génie de l’architec-ture, dessinait supérieurement, et ambitionnait l’oc-
(i) Assez médiocrement, il est vrai : mais on ne peut se faireune juste idée des monuments décrits par cet auteur, sans en avoirlong-temps observé et étudié les ruines; et Claude Perrault n’avaitvoyagé ni en Grèce ni en Italie .
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